Quand la chaleur nous retient à l'ombre... les agapanthes fleurissent sur le papier
La canicule actuelle est terrible. Au jardin le soleil darde et assèche les feuilles, les fleurs essaient de résister le temps d'arriver à graines car quoi qu'il arrive, la plante n'a qu'un seul objectif : se reproduire. On aimerait aider, protéger, stopper la violence du soleil.
Alors voici une façon de reproduire autrement ces agapanthes que j'aime tant, et qui normalement sont intrinsèquement parées pour résister à la sécheresse et à la chaleur... J'ai sorti quelques couleurs et j'ai joué avec l'eau...
Agapanthes stylisées, dodues, esquissées, revisitées de façon un peu graphique...
L'aquarelle est sans doute le plus rafraîchissant des médiums. L'eau y circule librement, les pigments s'y fondent, les nuances se déposent avec la légèreté d'une rosée imaginaire. Chaque lavis apporte une sensation de fraîcheur qui contraste délicieusement avec la torpeur estivale.
Les agapanthes se prêtent admirablement à cet exercice. Leurs ombelles semblent flotter au-dessus des tiges comme de petits feux d'artifice végétaux. Leurs bleus, tantôt lavande, tantôt cobalt ou presque indigo, invitent à explorer toutes les transparences de l'eau. Quelques touches suffisent à suggérer la lumière qui traverse chaque fleur, tandis que les tiges graphiques et les feuilles permettent d'alanguir le pinceau dans des touches allongées
Une planche d'aquarelle devient comme un herbier poétique. On y joue avec les différentes nuances d'un même bleu, la géométrie, le mouvement
Quand le thermomètre grimpe, il n'est finalement pas nécessaire de renoncer au jardin. On peut l'inviter à l'intérieur, remplir un verre d'eau claire et laisser le pinceau faire le reste. Pendant quelques minutes, la fraîcheur ne vient plus de la météo, mais de l'eau qui danse sur le papier.
Et vous, lorsque la canicule s'installe, préférez-vous attendre le retour du soir... ou faire entrer le jardin dans votre carnet d'aquarelles ?